mercredi 1 décembre 2010

V comme Des Vers en Hiver

Vous le savez peut-être, nous avons récemment agrandi la famille par un élevage de lombrics accessoirement destinés à transformer une partie de nos déchets en bon compost. Récemment, c'était en mai. Je me suis souvent promis de raconter tout ça par le menu ici même et dès demain, mais ça ne s'est pas fait et nous voilà en décembre. D'ailleurs il neige, la preuve.

Mais déjà je me perds et ce n'est pas là que je voulais en venir. D'abord, petit résumé des 6 derniers mois avec nos vers adoptifs :
- au début, on était vachement inquiets. On avait peur de pas faire comme il fallait, alors on vérifiait sans cesse que tout allait bien, et on leur parlait souvent (surtout moi)
- ensuite, on a commencé à prendre nos marques, surtout pour l'alimentation (pas mal de carton, pas d'épluchures de pommes de terre parce qu'ils aiment pas trop, surtout pas d'agrumes, etc...)
- plusieurs fois, on a du faire face à des invasions d'autres bestioles (vers blancs, moucherons, larves, fourmis, etc...) il fallait souvent retourner tout le bazar pour qu'ils soient heureux
- on a passé pas mal de temps sur le forum de Vers la Terre, ou les gens comme nous partagent leurs petits soucis (allez voir c'est vraiment drôle !).

Et puis un jour, poussée d'hormones, voilà-ti-pas que ça se met à copuler dans tous les sens dans le composteur. Quelques semaines plus tard, j'invite ma copine Ginette, prof de SVT de son état (celle qui fait mourir les animaux et les plantes) à regarder dans mon lombricomposteur parce que je me demande si je vois bien ce que je vois. ET BEN OUI ! Ce sont des ŒUFS de vers de terre ! Oui MADAME !!! Voilà qu'on va avoir toute une petite PROGÉNITURE !!! Je vous cache pas, que, même si je sais garder la tête froide, j'étais vachement contente, et FIÈRE. Y'a que pour les faire part qu'on a eu quelques problèmes mais finalement on a laissé tombé parce qu'après ils n'arrêtaient plus de niquer dans tous les sens, et on aurait passé tout le restant de notre vie (et même celle de nos enfants si ça se trouve) à écrire des adresses sur des enveloppes, et ça aurait pas été cool du tout. Surtout pour nos enfants. Faut quand même voir les priorités dans la vie.

Bon, je vous raconte ça, c'était l'été. Maintenant l'euphorie est un peu retombée. Ceci dit, on les aime toujours beaucoup, nos wormies. La preuve : j'en ai donné une grosse poignée à Ginette -ma copine prof de SVT, vous savez celle qui tue presque tous les êtres vivants qu'elle approche- qui voulait faire un élevage au collège. Au passage Gi, t'étais pas obligée de préciser aux 6ème que : "ce sont les vers de Mme Cortese". Bon. Comme l'hiver arrive (est arrivé, même, contredisant la leçon sur l'automne qui est dans le cahier de mon fils aîné) ça nous arrangeait de mettre quelques vers au chaud parce qu'on craignait qu'ils ne -se les- gèlent en restant tous dehors. Bref, j'ai préparé une boîboîte et c'est comme ça que les 6ème ont su que j'avais des vers. Hum.

Mais finalement, quand le froid-très-froid est arrivé, durant ce que la maîtresse appelle l'automne (entre nous, elle plane...) on a craqué : on les a rentrés dans la cuisine !!! Bah oui, quand même, maintenant que tout roule, qu'ils sont super nombreux, sages et travailleurs (au delà de me fournir un sujet en or pour nourrir ce blog, ils nous fournissent de l'engrais et du compost, quand même) on allait quand même pas les laisser geler. Donc j'ai demandé à M. de les rentrer.

Remarque : j'avais dit dans un précédent post que j'avais peur des lombrics. C'est vrai que je suis un peu phobique des serpents en général, et comme les lombrics font partie des serpents (si si, Ginette, j't'assure;-), bah forcément je ne suis pas très à l'aise. J'ai quand même fait de gros progrès depuis le printemps dernier. Faut dire qu'on ne résiste pas longtemps à tant d'affection. C'est (presque) comme avec les élèves. Sauf que ces derniers ne mangent pas d'épluchures et font beaucoup plus de bruit.

Bref. J'ai moins peur. Malgré tout, quand on a rentré les vers à la cuisine et qu'ils se sont mis à tous grimper sous le couvercle (M. pense que c'est parce qu'il y fait plus chaud, mais M. a toujours besoin d'explications rationnelles pour se sentir bien), j'étais moins à l'aise que quand ils étaient dehors dans le froid. Mais alors quand ils ont commencé à sortir la nuit pour se balader dans la cuisine (trois fugueurs vendredi dernier) j'ai demandé à M. de les remettre dehors.
Faut pas déconner non plus, j'ai pas envie de me faire bouffer par un lombric affamé, moi. En me levant, en plus.
Par contre, j'espère vraiment qu'ils vont pas geler, les gredins ! Je vais peut-être leur mettre une petite couverture... LÜÜÜÜÜÜÜ ! (c'est ma sœur qui fait de la couture) Est-ce que tu fais des sacs de couchage pour lombrics ?

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