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lundi 28 mai 2012

Le Billet du Lundi : ça suffit !

Bien. Voilà. On est lundi soir, férié en plus. Je ne pouvais vraiment pas me mettre en grève une fois de plus. Sauf que. 

Sauf que je m'aperçois doucement que la lecture (rapide, certes) de quelques 900 éléments hebdomadaires attrapés ici et là par mon reader préféré s'apparente de plus en plus à de la procrastination active... Vouivouivoui.
Parce qu'au départ (vous vous rappelez ?) j'avais plutôt prévu d'écrire un roman. Et qu'un roman, ça ne s'écrit pas en se baladant sur le net à la recherche de bidules à partager, même des bidules très chouettes avec des gens sympas.
Alors oui, cette activité m'apprend beaucoup. Oui, j'y prends un plaisir certain. Oui, mon blog s'en porte bien mieux mais... Pendant ce temps-là, ça n'avance pas !

Voilà ce que je vais faire : d'abord, me calmer un peu. Ralentir le rythme du blog. Mettre à profit le peu de temps dont je dispose pour écrire un peu plus, avec patience et ténacité (si si).
Et je reviendrai dès que j'aurais de bons morceaux à vous faire lire...*

Bien à vous, 
J. 



*Et en attendant, si je vous dis que je vais manger des mirabelles à l'eau de vie en regardant le premier épisode de Mad Men, vous me croyez ?
(Non parce que les résolutions, c'est comme les robes : faut pas les enfiler trop vite !)

lundi 14 mai 2012

Le Billet du Lundi... course sur le web !

Je sais, ça commençait à vous manquer...

Cette semaine, je vous propose un petite séance de running :

Pour commencer, respirez profondément : voici une jolie vidéo qui fait rêver.

Ensuite, une excellente nouvelle qui me rassure sur mes prochaines vacances : Antonio Lobo Antunes en numérique !  Prenez votre rythme de croisière en lisant le bel extrait du dernier roman de cet immense auteur portugais

Et puis, parce que ça ne coute rien et que c'est toujours marrant, une info qui ne sert à rien : les 10 livres les plus lus depuis 50 ans. Bon... Le temps de respirer pour ceux qui auraient un poing de côté, et c'est reparti !

Après ce rapide échauffement, vous voilà en condition pour entrer dans le vif du sujet avec un très bon article de Laurent Margantin sur l'articulation entre mutation numérique, évolution de la pensée humaine et réseau social et culturel. Chouette intro avec une grande citation de Cyrulnik, optimiste en diable et en grande forme. De quoi remettre gentiment à leur place ceux qui nous voient comme des zombies dégénérés. Ben quoi ? On est juste des mutants !

D'ailleurs, les mutants, on y va ! On souffle et on amortit délicatement sur chaque pas... Et soudain, vous sentez les endorphines se libérer en masse... Le cerveau creusé par l'effort, la pensée allégée... Vous êtes parfaitement réceptifs. Prêts à vous délecter de deux magnifiques lignes de Daniel Bourrion (et plus si affinité, car il en a écrit plein d'autres tout aussi belles). 

Allez ! C'est bien, vous avez trouvé votre rythme. Vous profitez pleinement de la course. Prolongez la balade en téléchargeant le nouveau Numéritérature Magazine (oui, cette même revue qui a publié un texte de votre serviteuse le mois dernier).

Et maintenant, petite foulée. Il est temps de revenir sur terre en lisant ce billet fort complet de Sediter, à propos du prix du livre numérique.

Enfin, pour le sprint final, une petite Variation sur le zoo humain. Servez-vous, il y en a plein, c'est gratuit et tellement rafraîchissant. Surtout après une course pareille.

Bonne semaine, les sportifs !

lundi 30 avril 2012

Le Billet du Lundi : Retour de Berlin

Salut le Blog,
ce lundi, je n'ai pas tellement envie d'écrire. Alors je préfère te donner une photo de Berlin. Là. J'aime bien ce gars qui franchit le Mur, infranchissable.


Tu aimes ? J'en ai plein d'autres, encore, tu sais...

lundi 23 avril 2012

Le Billet du Lundi : vacances et piratage...

La propriétaire étant en vacances dans un lieu insolite et tenu secret, nous sommes chargés de vous transmettre le message suivant : 

"Cher lecteur,  
Je m'amuse bien dans cette charmante ville de B... Je bois de grandes bières très fraîches et je danse presque jusqu'au bout de la nuit avec mon amie A. (tu sais celle qui ressemble à Skyler dans Breaking Bad, mais en plus petit). En mon absence, mon blog a manifestement été piraté par un ange bourré a qui quelqu'un avait prêté son dictionnaire de rime. J'ai laissé faire, pensant que ça te divertirait. Voilà le résultat : l'inspiration des anges, c'est plus ce que c'était...
Bonne semaine quand même !"


Elle l’embrassa sur les paupières.
Son haleine embaumait la bière.
Il la poussa contre le lierre,
Et caressa sa poche arrière.
Elle répondit sans marche arrière
En pensant à ses vacances à Yerres :
Elle avait vingt ans et de grands airs,
Travaillait comme téléconseillère,
Et d’une beauté nucléaire,
Séduisait même des incendiaires.
Pendant qu’il palpitait sur sa cordillère,
Qu’il dévorait ses montgolfières
Et lui tripotait les jambières,
(On était en vendémiaire)
Elle décida de s’envoyer en l’air.
Elle se fit donc plus familière,
Il lui dit des mots balnéaires
Et, comme assise sur une fourmilière,
Elle jouit d’un orgasme lapidaire.

lundi 16 avril 2012

Billet du Lundi : c'est les vacances et je suis malade (et je fais grève)

Bonjour bazar,
Aujourd'hui, on est lundi. Mais pas un lundi comme d'habitude. Un lundi comme un dimanche. Un de ces lundi mou où on traînasse sur le canapé, à regarder des cartes Pokemon en caressant pensivement des cheveux roux, où on lit pour une fois sans se préoccuper du temps qui passe, où de temps en temps un garçon rentre du jardin en criant parce qu'il s'est fait mal quelque part et où on se rend compte que c'est bien tout ce qui peut nous tirer de nos rêveries. Bref, un lundi de début de vacances, où la fatigue s'abat sur vous comme un vautour sur un hérisson mort, comme si le rythme effréné des semaines de boulot n'acceptait de s'arrêter que devant ce temps suspendu, ce vide silencieux, calme et absent qui me laisse rompue, harassée comme jamais... Et malade, bien évidemment !
Alors j'ai décidé, d'un commun accord avec moi-même (et avec mon médecin, mais plutôt à l'insu de son plein gré car il ne sait rien des activités de Juliette) de me mettre en arrêt de travail du Billet du Lundi sous sa forme habituelle. Il n'y aura donc pas de lien, pas de jolies lectures, pas d'actualité... Et même pas d'image. Hé, franchement, il y en a plein le net, alors pour une fois, débrouillez-vous sans moi ;-) !!!
Bonne semaine à tous, et bonnes vacances à ceux qui en ont.
J.

lundi 9 avril 2012

Le Billet du Lundi de Pâques : un tout petit tour du web littéraire

Salut bazar, 
Un peu débordée en ce week-end pascal, entre la vérole qui s'est abattue samedi soir sur mon ordinateur et le débarquement programmé de quelques ascendants, je t'offre à la va-vite deux très jolies lectures en ligne que j'ai faites cette semaine :
- un grand et beau poème de Kérouac, incisif et presque brutal, trouvé chez Oeuvres Ouvertes
- un texte tendre, sensuel et réussi de @KoliaDelesalle sur son blog A peu près rien. Ou l'on parle d'enfance, de baisers et d'adolescence.

Je passerai en coup de vent sur l’actualité, entre la polémique au sujet du texte de Günter Grass et celle à propos du baptême officiel de la liseuse. Au passage, j'ai bien du mal à comprendre pourquoi un si joli mot pose autant de problèmes. Sans être une ardente défenseuse d'une langue française immuable, je trouve "liseuse" beaucoup plus poétique que "reader". Et pourquoi la technologie ne pourrait-elle pas nous conduire à restaurer de beaux vieux mots ?

Bonne semaine, 
J.

lundi 2 avril 2012

Le Billet du Lundi : quelques babioles numériques... et moi, et moi, et moi !

Hello everybody ! 
Par moment, je suis tellement fatiguée qu'il ne me reste plus qu'à me jeter à corps perdu dans un billet de blog qui aura au moins le mérite de m'emmener loin de mes tracasseries professionnelles ou autres. Et c'est une douce préoccupation que de glaner ça et là quelques menues écritures qui attirent l'attention, éveillent la pensée, stimulent le goût littéraire, bref ME font changer d'air, car MOI D'ABORD*, d'abord ! 

Et si ces petites affaires vous plaisent, tant mieux, c'est gratuit, je partage avec un plaisir décuplé, non dissimulé et pas simulé non plus, d'ailleurs... Oooops, je dérape, là, non ? 

Bref. 

Pour commencer, voici un très très joli texte de Daniel Bourrion, qui a la chance inouïe d'avoir été Robert Smith, et celle non moins inouïe d'avoir le talent de le conter en toute beauté. Coïncidence qui n'intéresse que moi, il a par ailleurs publié en 2003 dans la revue Travers, bijoux parmi les bijoux de papier même si je ne l'ai pas eue entre les mains depuis mes... 17 ans environ ! Une petite photo de Philippe Marchal, dans le Républicain Lorrain, parce qu'il le vaut bien. 

Ensuite, je ne peux que vous inviter de nouveau à télécharger le n°1 de Numéritérature Magazine, un ebook dans lequel vous retrouverez une nouvelle de votre serviteuse**. Si vous n'en avez pas encore, c'est donc le moment opportun pour vous acheter une liseuse, surtout s'il vous manquait un prétexte, une utilité, une excuse ou toute autre bonne raison de passer à l'acte. 

Il y a aussi cette courte interview de Bret Easton Elis, dont j'ai bien aimé le récent Lunar Park
Pour moi, il est un peu le pendant américain de Djian (voir la délicieuse série de vidéos où Djian fait l'éloge de l'entertainement à l'américaine, des Sopranos à Breaking Bad, en passant par... Houellebecq !) mais son penchant pour la télévision et son simplisme d'écrivain à succès m'agacent un peu. En tout cas, la dialectique entre littérature et télévision, art intello et art populaire ne me laisse pas indifférente.


 
Ceci dit, cette pensée pour Bret Easton Elis aura eu le mérite de rappeler à mon souvenir un article de Pacôme Thiellement, qui se dit lui-même -et avec une certaine ironie- "herméneute de la Pop Culture". Un drôle d'entretien qui me plaît parce qu'il rapproche des références comme Les Beatles, Nerval, la série Lost, Led Zeppelin et Twin Peaks, de David Lynch, autant d'objets culturels que j'aime à la folie, tout court et côte à côte !




Et par ici, des photos de la chouette aventure de François Bon à Fontevraud avec Claude Ponti

Pour finir, un article qui m'a bien fait rire et renoncer en rien !

Sur ce, je m'en vais boire une tisane à votre santé.



* Ça devient une habitude, là, non ?
** Bon sang, qu'est-ce que ça m'agace quand ce déplaisant correcteur orthographique me fait des histoires parce que je féminise serviteur... Franchement, vraiment pas de quoi être fière !!!

lundi 26 mars 2012

Le Billet du Lundi (matin très tôt)

Bah oui, quand il fait trop beau le dimanche et qu'on a des vacances à organiser le lundi soir, il ne reste guère que l'aube du lundi pour écrire... Si en plus on est bigrement insomniaque et donc tout à fait réveillée, l'occasion est trop belle. Bref, zéro perte de temps, bonjour tout le monde.

Commençons par le Billet du Moi du Lundi : finalement, après quelques déceptions, je pars  avec Jeannette, dans un endroit tenu secret, et j'en suis bien contente. Ça va être chouette ! 
Là tout de suite maintenant : les oiseaux chantent comme des dingues, et je vais courir. Le seul problème, c'est qu'avec ce foutu changement d'heure, il fait de nouveau nuit quand je vais courir, c'est pénible...

Le premier lien que j'ai envie de vous donner, c'est chez DelphinesBooksAndMore parce qu'il correspond bien à mon état d'esprit printanier

Et puis deux-trois autres trucs qui m'ont plu : 
Le fait que L'Ogressse de Paris mette Jeu et Réalité, de Winnicott en #VendrediLecture, alors que je devrais être en train de le lire et qu'il reste en plan sur ma table de nuit pour cause de murakamisation aigüe. 
Et puis le Gruffalo, parce que chez nous on l'aime aussi :-)

Allez, baskets* et bonne semaine à tous !













*Nouvelle façon de vous dire "merci, je pense à vous, bon courage", tout çaaaaa... Et ci-dessus, une de mes baskets. Elles sont très roses, je sais. Mais en vrai elles sont un peu plus usées...

lundi 19 mars 2012

Le Billet du Lundi : quoi de neuf, à part le Salon du Livre ?

Oui alors bon : tout le monde veut racheter Flammarion. Média Participations, Gallimard, Albin Michel, et maintenant Acte Sud, ainsi que tout un tas de requins (= fonds d'investissement). On a compris. Pas très poétique tout ça. Quoi d'autre ? 
A part ça, c'est le Salon du Livre. Et je n'y suis pas allée. J'étais déprimée et personne ne m'y attendait, alors j'ai préféré ruminer chez moi plutôt que d'aller me changer les idées Porte de Versailles. Oui, je suis comme ça, parfois.
Bon ok, si vous prenez cet air interrogateur, je me sens obligée de vous raconter : je ne suis pas allée voir Russel Banks au Salon du Livre à l'occasion de la sortie de son dernier livre parce que je me suis rendue compte au moment de partir que nos vacances à Berlin venaient d'être tout simplement écrabouillées par l'absence de pièce d'identité des marmots. Pièces d'identité que nous avions prévu de faire faire dès le retour des dernières vacances en Corse, d'où on avait failli revenir sans les enfants... Et qui ne sont toujours pas faites !!! 
Bref, un grand moment de solitude qui m'a siphonné l'enthousiasme au point de laisser l'un des mes auteurs favoris à son triste sort, sans même aller lui coller la bise. Enfin, je pense que d'autres sont allés le faire à ma place. Mais quand même, je regrette vachement. Pfff. 

Depuis je me suis un petit peu remise de mes désillusions et vous ai trouvé quelques petites choses à déguster sur le net : 
- deux bons articles à propos des liseuses, ou pourquoi on aime lire en numérique.
- à propos de la lettre ouverte du Syndicat National des Éditeurs aux candidats à la présidentielle, par Numeritérature, toujours synthétique et agréable à lire (décidément, un compliment par semaine pendant 3 semaines, ça ressemble à des éloges régulières, non ;-))
- un billet de François Bon, qui redit pourquoi il est si bon d'avoir une liseuse et un autre où il raconte sa vie d'éditeur et ça a l'air vachement compliqué.
- Énorme : VendrediLecture est dans la Presse !
- une jolie photo de mon vieux pote Florent, perdu de vue depuis le lycée.
- Et Paumadou qui sort un polar chez Numériklivres. Je ne l'ai pas lu, mais un jour ou l'autre, ça viendra. En attendant, si quelqu'un veut le lire et me dire comment c'est, je suis preneuse !
- Une émission sur les Geeks, pour ceux qui en sont, et les autres ! Le 28 avril c'est loin... Mais l'idée m'a bien fait rire.
- Et sur e-Pagine, une bonne nouvelle pour le catalogue numérique : les éditions Viviane Hamy en numérique. Ouf, du Vargas pour les vacances...

Bonne semaine à tous !



lundi 12 mars 2012

Le Billet du lundi : liens de la semaine et débordement d'activité

Bonjour, 
en résumé, aujourd'hui, je manque de temps. Trop d'activités en même temps, trop d'envies, trop de projets, de choses à réaliser, avec urgence, presque comme si j'allais mourir demain. En gros, un job, une formation, un mémoire, une reprise d'études à organiser pour l'an prochain, un blog à faire vivre, un roman à écrire, deux enfants à faire grandir et un homme à aimer... C'est du boulot. Très plaisant, certes, mais très occupant, aussi.  

Alors, vite-fait-bien-fait, et parce que certains ont trouvé la formule pas mauvaise, quelques liens et actualités qui ont attiré mon œil affairé ces derniers jours : 

Pour commencer, un mot sur la mort de Moebius, immense auteur de bande dessinée qui a cassé sa pipe samedi 10 mars 2012, abandonnant à leur triste sort des milliers d'amateurs de BD, dont l'homme qui partage ma vie. J'avais lu l'Incal il y a fort longtemps, qui m'avait laissé un souvenir lumineux. J'ai plus récemment dégusté avec grand plaisir la très belle expo de la Fondation Cartier pour l'Art Contemporain. L'Ogresse de Paris y consacre un article elle aussi.  




A propos de LA sortie numérique* de ces dernières semaines, que je vais lire dès que la vie m'en laissera le loisir : La pile du pont, d'Audrey Betsch, je vous propose une belle critique par Numéritérature. Décidément, j'aime bien le nom  de son blog, et Willem Heremans a une grande qualité, celle de la mesure. Du coup, sa lecture du dit bouquin est intéressante, à la fois personnelle, étayée et éclairante. 


 

Beaucoup plus mesquin, les derniers bidouillages de nos grands magazines de littérature qui s'étriperaient presque pour un entretien avec Murakami

Enfin, un court billet d'Olivia Billington qui ne dit rien de révolutionnaire mais que je partage suffisamment pour vous le faire lire.

Et pour les filles, n'oubliez pas de visiter le blog de Merci Giroflée, alias mon amie de toujours qui pratique la couture avec goût, frénésie, sagesse et succès ! 



*Bah oui, j'en vois parler partout sur le net... Ça se dit, ça "j'en vois parler" ? Parce que je peux pas dire "j'en entends parler" car je n'ai rien trouvé d'audible à propos de ce roman, mais beaucoup d'écrit lu, pour l'instant...

lundi 5 mars 2012

Le Billet du lundi : grosse fatigue et liens du week-end.

Bon d'accord. C'est vrai, j'ai été un peu optimiste en annonçant que j'allais désormais trouver des trucs à raconter tous les lundi soirs. Surtout qu'en vrai, je suis terriblement crevée. Mais bon. Un engagement est un engagement, et puis au final je sais que ça va quand même me distraire. Quoique, j'ai peut-être plus besoin de sommeil que de distraction, là tout de suite. Bref. Passons. 
Alors en fait, je vais plutôt faire le tour de ce que j'ai lu d'intéressant ces derniers jours. Et on va même décider* que je pourrai faire ça à chaque fois que j'aurai mal dormi dans la nuit du dimanche au lundi.**

Alors, par où commencer ? (pas ma vie, ma visite, rhôôô...)
Par Numéritérature, forcément : un article fort synthétique qui reprend les news du livre numérique, c'est bien pratique, non ?
Ensuite, cet excellent article de fond lu chez Basta ! Nous, les enfants du web. Vous vous y reconnaîtrez peut-être... Ou pas, mais en tout cas, l'analyse de ce jeune polonais ne peut pas vous laisser indifférent.
C'est marrant, mais sous certains aspects, elle me fait penser à ce bouquin de Jean-Paul Gaillard qui parle de la nouvelle génération comme mutante. Un peu provoc et pas toujours étayé, mais quand même assez passionnant.
Et puis bien sûr, vous ne passerez pas à côté de la dernière arnaque numérique en date, chez ActuaLitté (incontournable site de nouvelles du monde littéraire, comme son nom l'indique). 

Voilà, j'arrête ici ma balade, vous avez déjà de quoi faire. 

Finalement, c'est peut-être une bonne formule, pour le lundi ? Vous en dites quoi ?


Notes (dont l'augmentation est inversement proportionnelle à mon temps de sommeil) :
(*) L'avantage d'un blog, c'est que c'est démocratique seulement quand je le veux bien. Donc là, par exemple, c'est du despotisme éclairé : je sais que ça vaut mieux pour vous.
(**)  Oui, l'autre avantage d'un blog, c'est que je peux aussi décider de vous raconter ma vie.

lundi 27 février 2012

Le Billet du Lundi : Train de Nuit pour Lisbonne, de Pascal Mercier

J'aime bien parler de livres lus il y a longtemps. Comme si les souvenirs qui restent sont ce qu'il fallait vraiment garder d'un livre. Comme si tout les détails s'étaient effacés, pour laisser place à la certitude incontestable d'avoir lu quelques chose de bon.
Train de nuit pour Lisbonne, de Pascal Mercier, fait partie de ces livres, lus il y a quelques années, qui, tout comme Traité des Passions de l’Âme, m'ont laissé un souvenir impérissable. Le livre raconte l'histoire d'une quête. Recherche d'un homme réel, quête identitaire et philosophique à la fois, le récit alterne des pages, lumineuses, de philosophie vécue et des descriptions, splendides, de Lisbonne. Le narrateur -un universitaire érudit qui décide un beau jour de faire basculer sa vie en montant dans un train- nous balade entre ses souvenirs et ses émois intellectuels. C'est agréable, fin et dense à la fois. Un peu comme un sabayon*. Un très beau roman.



*Fallait le placer, non ?

lundi 20 février 2012

Le Premier Billet du Lundi : Vers une écologie de l'esprit, de Grégory Bateson

Suite à ce week-end fort en émotions (statistiques en tout cas... Merci @Twitter et @DelphinesBooks d'avoir boosté les visites ici), je pense qu'il est temps de rendre la vie de ce blog plus ... Régulière ! Puisque le lundi est de loin, ma pire journée de la semaine, j'ai décidé de m'astreindre à publier un billet tous les lundi soirs. Hey, histoire de m’aérer la cervelle, pas de me plaindre !!! Ça commence ci-dessous.

Aujourd'hui, un livre inracontable, qui parle de tout à la fois et de rien en particulier, mais qui donne à voir une autre manière de penser, à travers une démarche intellectuelle à la fois prudente et audacieuse. Gregory Bateson (1904-1980) change le regard sur "la" science et propose de transformer "les"sciences (oui, rien que ça !) pour éviter les réponses approximatives et les raccourcis dangereux.
L'histoire de Gregory Bateson, l'un des fondateurs de l'Ecole de Palo Alto avec Paul Watzlawick, c'est l'histoire d'un type qui voulait étudier le comportement des dauphins, et qui, faute de financement, s'est retrouvé à observer la communication chez de jeunes schizophrènes, sans rien y connaître. Ses observations filmées l'ont conduit à théoriser ce qu'on appelle le double-bind, double-contrainte ou communication paradoxale, concept essentiel dans les théories de la communication. Avec Bateson, on est au cœur de la complexité, au croisement des sciences "dures" et des sciences humaines.

Une lecture qui, au prix d'un peu de concentration et d'opiniâtreté, stimule l'intellect en l'obligeant à adopter des postures inhabituelles. Bateson forme l'esprit du lecteur par la répétition d'une gymnastique plutôt plaisante. Et, comme n'importe dans quel sport, il y a des claquages, des essoufflements et de la jubilation ! Quoiqu'il en soit, on ne reste pas indifférent.